Vaccin d’Astra Zeneca : la confusion persiste

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Le Canada reçoit ses premières doses mercredi, mais le choix de ses destinataires fait l’objet de directives contradictoires de Santé Canada et du Comité consultatif national de l’immunisation. Une partie sera périmée après le 2 avril prochain.

Selon la dernière mise à jour de ses recommandations, le comité ne recommande pas l’utilisation du vaccin d’Astra Zeneca contre la COVID-19 chez les personnes âgées de 65 ans et plus, « en raison des données insuffisantes ».

Le CCNI a indiqué que « les réponses humorales étaient plus faibles chez les personnes de 65 ans et plus que chez les personnes de 18 à 64 ans, d’après des données non publiées » qui lui avaient été présentées.

Le vaccin d’Astra Zeneca peut être administré « sans aucune hésitation » aux personnes âgées de 65 ans et plus selon la conseillère scientifique en chef Mona Nemer qui soutient qu’il « empêche les hospitalisations et les décès. »

En conférence de presse mardi, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Dre Teresa Tam, ne s’est pas étendue sur le sujet, se contentant de rappeler le caractère consultatif des recommandations qui ne sont pas nécessairement des directives officielles.

Le comité a également précisé que l’intervalle entre la première et la deuxième dose du vaccin Astra Zeneca pourrait avoir une incidence sur l’efficacité du vaccin, l’efficacité étant moindre si l’intervalle est inférieur à 12 semaines. Ce volet n’a pas été débattu non plus.

L’urgence de tirer la situation au clair

Contrairement au Canada, certains pays comme la France où la confusion persiste ont autorisé l’administration du vaccin d’Astra Zeneca sans limite d’âge. Selon les autorités responsables de la distribution des vaccins, 300 000 des premières doses livrées au Canada seront périmées après le 2 avril. L’Alberta et l’Ontario s’abstiennent encore d’utiliser ce troisième vaccin approuvé sur le sol canadien. Le Québec sera fixé sur la conduite à tenir à l’issue des recommandations de ses experts.

« Les avis contradictoires… doivent être clarifiés avant la livraison du vaccin aux provinces, et les Canadiens méritent de comprendre les impacts de cette décision », a déclaré la porte-parole du Parti conservateur en matière de santé, Michelle Rempel. Les conservateurs au comité de la santé ont demandé que la lumière soit faite sur les avis contradictoires des experts.

Ce vaccin d’Astra Zeneca développé en partenariat avec l’université d’Oxford est « plus facile à transporter, à entreposer et à manipuler que les vaccins à ARNm (les vaccins de Pfizer et Moderna) et, par conséquent, pourrait être plus facile à utiliser pour une distribution plus large par l’intermédiaire des pharmacies et des prestataires de soins de santé primaires. »

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français