Le stationnement alternatif continuera de s’appliquer

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En cette période de confinement où le télétravail s’impose plus que jamais, Action Laval souhaitait suspendre l’application du règlement municipal régissant le stationnement alternatif.

Déposé ce mois-ci par la conseillère de Chomedey, Aglaia Revelakis, et débattu séance tenante, l’avis de proposition à cet effet a été rejeté en bloc par le parti au pouvoir et l’opposition officielle.

«Le gouvernement provincial nous demande à tous de rester à la maison pour éviter la propagation du virus, il y a donc beaucoup plus de voitures stationnées qu’en temps ordinaire sur les rues», a rappelé la cheffe de la seconde opposition et candidate à la mairie, Sonia Baudelot, dans un communiqué publié le 19 janvier. Une situation qui n’est pas sans compliquer la vie des Lavallois contraints à déplacer leur véhicule du bon côté de la rue, et ce, tous les jours de la semaine, laisse-t-elle entendre.

«Abasourdie» par le résultat du vote au conseil, Mme Baudelot fait valoir que le travail des élus municipaux consiste à «trouver des solutions et apporter de la souplesse au système», évoquant du coup le «mécontentement» que suscite cette politique auprès de nombreux citoyens «depuis le début de la période de confinement».

Le maire suppléant Stéphane Boyer et son collègue Ray Khalil, chargé des dossiers de travaux publics au comité exécutif, ont indiqué qu’une telle décision ne pouvait s’improviser en raison des considérations logistiques fort complexes liées aux opérations de déneigement.

À cet égard, les trois projets pilotes déployés l’hiver dernier en vue d’éliminer pour 2020-2021 le stationnement saisonnier ont soulevé «d’énormes problèmes», a mentionné M. Khalil, forçant ainsi la Ville à poursuivre les essais en testant, cet hiver, quatre solutions dans six secteurs de la Municipalité, question d’ajuster ses façons de faire selon les particularités des quartiers.

«Ce ne sera pas une solution mur à mur», a-t-il repris, ajoutant que pour le moment «la priorité est de sécuriser nos rues et nos trottoirs pour que les gens puissent circuler en toute sécurité».

Même son de cloche du côté de l’opposition officielle.

Aller de l’avant avec une telle mesure «en plein milieu de l’hiver, sans signalisation adéquate et moyen de communication efficace comme on a mis en place dans les six projets pilotes sur le territoire» serait courir à sa perte, a mentionné le conseiller Claude Larochelle. «C’est bien tentant de dire aux citoyens "on élimine ça" [le stationnement alternatif], mais ce n’est pas comme ça qu’on gère une ville», a-t-il terminé.

Stéphane St-Amour, Initiative de journalisme local, Courrier Laval