La quincaillerie de Saint-Gédéon ne rouvrira pas

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La pandémie et la pénurie de main-d’œuvre ont eu raison d’un autre commerce de la région. La quincaillerie Tremblay-Laroche, établie depuis plus de 25 ans à Saint-Gédéon, ne rouvrira après avoir fermé ses portes le printemps dernier, faute de personnel.

Le bâtiment situé au 223, rue de Quen, a été mis en vente. Le personnel restant et l’inventaire ont été transférés à la succursale de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, qui elle aussi vit des heures difficiles en ce qui a trait au personnel.

« Malheureusement, on est obligé de fermer la succursale. Deux employés sont partis pendant la première vague de COVID le printemps dernier pour d’autres magasins et on n’a pas été capable de les remplacer », explique le propriétaire, Marc Tremblay.

Pénurie de main-d’œuvre

Marc Tremblay s’explique mal le fait que malgré un taux de chômage élevé, il soit si difficile de combler des postes aux deux succursales. En deux ans, même les ouvertures de poste pour le magasin de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix n’ont pas pris preneurs.

« On a de la misère à combler malgré le fait qu’on dise qu’il y a beaucoup de personnes qui ne travaillent pas. Je ne comprends pas grand-chose là-dedans. Avec toutes les annonces qu’on a faites, on n’est pas capable de combler les besoins. On a essayé de toutes les manières. On a fait des parutions Facebook et ici au magasin et on ne réussit pas… », déplore-t-il

Année mouvementée

L’été dernier, les Québécois se sont adonnés aux travaux de rénovation. L’équipe de plus en plus restreinte du groupe Tremblay-Laroche a été mise à rude épreuve.

« L’équipe a dû mettre les bouchées doubles. Avec deux personnes en moins, ça paraît. On a comblé le stock de Métabetchouan avec l’inventaire du magasin de Saint-Gédéon. Ça n’a pas été une année rose », ajoute Marc Tremblay.

Questionné à savoir si une lueur d’espoir régnait toujours pour le magasin de Saint-Gédéon, le propriétaire a affirmé qu’il concentrait dorénavant ses efforts sur le magasin de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.

« On ne se fait pas d’illusions. On a mis le bâtiment à vendre », souligne-t-il.

En novembre 2019, le groupe Tremblay-Laroche, alors affilié à BMR, avait quitté cette bannière pour joindre le groupe Castle en raison de désaccords.

« BMR nous imposait des choses qu’on ne voulait pas. On ne se sentait plus chef dans notre propre magasin. Ils nous laissent acheter et faire ce qu’on veut », avait expliqué à l’époque Marc Tremblay.

Plus d’un an plus tard, il se dit « très satisfait » de ce changement.

Julien B. Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean